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mardi, 20 mars 2007

Borat

medium_borat.2.jpgJ'ai failli rater le printemps du cinéma pour cause de grosse flemmasserie mais hier soir j'ai réussi à me mettre un coup de pied aux fesses (qui ont sacrément réduit de volume : j'ai du m'y reprendre à plusieurs fois, ha ha ha). Mais franchement une place de ciné à 3,5 à Paris, ce serait un crime de passer à côté. J'ai donc étudié avec beaucoup de minutie le programme de mon cinéma de quartier, le genre de ciné où les films restent des semaines à l'affiche et où la salle est toute vieillote, bref un endroit qui a une vraie ambiance. Mon choix s'est finalement porté sur Borat. Parce que j'avais beaucoup aimé le personnage d'Ali G à son époque, que les échos entendus à droite et à gauche m'avaient alléchée et que Marie-Antoinette est sorti en DVD - pas besoin d'aller le revoir au ciné donc.

Et bien, c'était à mourir de rire! Cet hurluberlu d'un autre monde qui débarque à New York, tombe amoureux d'une bimbo de série-télé et part à sa conquête à l'autre bout du pays. Un road movie qui décape une Amérique bien profonde et mal léchée où vouloir tuer des gitans avec son hummer ou chercher le meilleur flingue pour tuer des juifs ne semble pas soulever la moindre protestation. Mon moment préféré : lors d'un festival de rodéo, Borat, après avoir enflammé les foules avec des propos pro-guerre en Irak, chante sur l'air de l'hymne américain un hymne kasakh qui dépote! Et hop, une quiche revigorée pour sa semaine un peu sous pression au boulot...

samedi, 10 mars 2007

Odette Toulemonde

medium_odette.jpgJ'aime Catherine Frot, j'aime Albert Dupontel, j'ai aimé le seul et unique livre de Eric Emmanuel Schmitt que j'ai lu jusqu'à présent. Tout semblait donc réuni pour passer un bon moment. Et pourtant...
Ca fait déjà quelques jours que je suis allée le voir et je n'arrive toujours pas à déterminer si j'ai aimé ou pas. Certes, l'univers décrit est touchant, coloré, stylisé, trop plein de bons sentiments : tout ça se regarde avec beaucoup trop de facilité. Mais c'est tellement cliché, cette rencontre de deux êtres que tout oppose et que l'amour réunira. Et cette description des "petites gens" qui malgré leur manque d'éducation, d'argent, de subtilité, ..., comprennent mieux la recette du bonheur que les autres, ben je crois qu'en fait j'ai trouvé ça à gerber! Ben voilà de l'écrire, j'ai trouvé : j'ai pas aimé Odette Toulemonde...

jeudi, 22 février 2007

La Môme

medium_mome590.jpgCette chronique ciné est en friche depuis un moment car je vais peu au ciné depuis quelques mois (10 euros la place, j'ai un peu du mal à raquer, je ne veux pas de la carte UGC illimitée et pas de MK2 ou de Gaumont près de chez moi pour leur carte illimitée à eux, bref je vais peu au ciné). Du coup, quand je prends le chemin d'une salle, je ne tolère pas de voir un film moyen et en général, j'arrive à mes fins. Aujourd'hui, j'avais donc choisi "la Môme" qui retrace de manière impressionniste, par petits épisodes chronologiquement en désordre, la vie d'Edith Piaf et bien c'était un très bon choix : des larmes, de la misère, des paillettes, de la drogue, de l'amour, des règlements de compte... j'en ai pris plein les mirettes.
Je savais qu'elle avait eu une vie pas drôle mais je ne m'imaginais pas une misère aussi crasse et une telle succession de sommets publics et de creux de la vague intimes. Et surtout, ce qui m'a bouleversée, c'est de voir ce p'tit bout de femme rogner sa vie par les 2 bouts dans la drogue et l'alccol pour terminer grabataire à même pas 50 ans. C'est une de mes grandes interrogations pseudo-existentielles, ça : se préserver pour vivre le plus longtemps possible en faisant bien attention à ne rien faire de dangereux ou au contraire brûler la chandelle par les deux bouts pour ne pas se retrouver vieille mais avec une vie morne. J'essaie de trouver le juste milieu entre ces deux visions de la vie mais je ne suis pas sûre d'y arriver. Mais je m'éloigne du sujet. Une dernière chose sur ce film : Marion Cotillard est réellement impressionnante dans son interprétation, on oublie très vite ses traits pour ne plus voir qu'Edith Piaf.

mercredi, 11 octobre 2006

Little Miss Sunshine

Je m’étais dit que je ne bloguerai plus tant que je ne serais pas en possession d’un ordimini qui daigne remplir son office -soit supporter de rester allumer plus de 30 minutes d’affilée- mais ça me démange trop !

Je suis quand même heureuse de vous annoncer le grand retour -officiel pour de bon sa mère ce sera trop bien- de la quiche pour dans une douzaine de jours, ouf. Ça commence à être long comme un jour sans pain chocolat ce sevrage d’Internet. (Aïe mon ordimini me fait signe –déjà- de me dépêcher il commence à avoir un peu chaud).

Donc un peu de cinéma aujourd’hui avec Little Miss Sunshine. Je sais que j’arrive un peu après la bataille car de nombreux blogs en ont déjà parlé mais je tiens à en parler car j’ai vraiment aimé ce film. Dans mon idée construite sur des conversations entendues à droite et à gauche, j’allais voir un film drôle sur les concours de minimiss. Et bien pas du tout, c’est plutôt le road movie d’une famille déjantée à travers les Etats-Unis. Un parcours de 1300 km qui va libérer les personnages et ressouder la famille.

J’ai adoré le côté au diable les conventions, éclatons nous comme nous sommes à savoir : intello suicidaire, looser-winner, vieux provoc héroïnomane, ado coincé dans une attitude rebelle et surtout petite boulotte qui se rêve en mini miss. La vie, la vraie, l’amusante, la qui prend aux tripes, elle est du côté de la différence, de l’ouverture, pas de la conformité à un modèle représenté ici par les petites miss toutes plus léchées* les unes que les autres. Alors là cette morale j’adhère complètement. Pas comme celle du Diable s’habille en Prada : heureusement que c’était un rendez-vous de blogueuses !Une chouette expérience, foi de quiche.

 

 

Demain Bientôt je vous expliquerais pourquoi je porte des leggings alors que je ne devrais pas.

 

*Léchées pas au sens premier du terme, hein! Léchées comme dans une peinture bien lisse où le peintre ne laisse rien transparaître de lui.

vendredi, 21 juillet 2006

Marie Antoinette

medium_marie-antoinette-affiche.jpgBon, ça y est, c'est fait je suis enfin allée voir Marie Antoinette. C'est pas trop tôt! J'y allais avec quelques appréhensions car j'avais entendu beaucoup d'avis très partagés et pas toujours enthousiastes. Mais tout ça é été balayé dès les premières scènes car je suis totalement rentrée dans le film.

Faut dire aussi que je suis très intéressée par cette période, par la vie dans les cours européennes et particulièrement à Versailles. Ca me fascine qu'un monde comme ça ait pu exister, juxtaposé à la misère la plus crasse sans qu'il y ait de collusions entre les deux : Marie Antoinette qui joue à la fermière à Trianon n'a pas plus idée de ce qu'est la vie de paysans que la petite dauphine arrivée quelques années plus tôt. Certes, la jet set qui claque des sommes indécentes dans des fêtes orgiaques, c'est kifkif mais eux, ils n'ont pas officiellement le pouvoir entre les mains. J'ai éprouvé une sorte de fascination répulsion devant cette débauche de nourriture, d'alcool, de mesquineries, de robes, de chaussures, d'amants, un peu la même que je ressens devant certains magazines people.

Et a côté de ça, le vague à l'âme, la mélancolie, le sentiment d'être à côté d'une vie qu'on nous impose, d'être fait pour une vie autre mais qui nous est inaccessible, là je m'y retrouve totalement, ça résonne puissament en moi  et un film qui fait naître ce genre d'émotion ne peut être qu'un bon film. D'autant plus que j'ai beaucoup aimé le traitement esthétique du film et les petits anachromismes qui cassent le côté reconstitution historique comme la paire de Converse qui traîne dans un plan ou la coke que les courtisans sniffent au cours de leurs folles nuits.

medium_MA_fraser.2.gifJ'ai continué  à me plonger dans cette ambiance en rentrant : lecture du Marie Antoinette de Antonia Fraser dont Sofia Coppola s'est inspiré en écoutant la BO de Virgin Suicides. Ben oui, parce que j'ai aimé ses trois films à Sofia, ils parlent tous de la même chose.
PS : lire aussi la bio de Marie Antoinette par Stefen Sweig pour un autre aperçu de
cette destinée hors du commun. 

samedi, 01 juillet 2006

Volver

medium_060313_almodovar_plus.pg.jpg

Pour les ceusses qui ne se seraient pas encore bougé les fesses pour aller voir Volver, je dis ça sur un ton culpabilisant mais la quiche qui vous cause est pas encore allée voir le dernier Coppola pour cause de fainéantite aigue... Bref, pour ceux-là, faudrait quand même y aller. C'est incroyable comme Almodovar a le don de nous montrer des histoires glauques sous un angle "normal" et puis les actrices sont très bonnes, pas un hasard quand même si elles ont eu un prix à Cannes. Je me sens pas l'âme d'une critique de cinéma mais j'avais envie de vous dire que j'avais beaucoup aimé ce film! Dites-moi ce que vous en avez pensé.

jeudi, 25 mai 2006

Courez-y!

Cet été, j’ai passé deux mois à Montréal, je me suis donc plongée dans les us et coutumes de la belle province, en particulier au niveau de la bouffe : bagel, muffin, poutine, etc. Résultat sur la balance : + 4kgs. Mais là n’est pas le sujet de ce billet car depuis ils ont disparu, ouf ! Je suis donc allé voir C.R.A.Z.Y. du réalisateur Jean_Marc Vallée qui est sorti ces jours-ci en France

Acteurs : excellents. Mention spéciale au père jusqu’au boutiste d’Aznavour

Histoire : captivante. La vie de Zac, né en 1960 dans une grande famille de garçons, doté de dons divins et de doutes en pagaille sur son identité sexuelle

Bande son : un vrai régal. Zac est fan de Bowie entre autres

Le parler québécois : ben faut s’habituer ! Mais une fois qu’on a compris que « fif » c’est l’abréviation de « fifille », l’équivalent de notre délicat « tafiole », tout roule ! Et pis criss de câlice, c’est l’fun !

Mon conseil : courez-y et racontez moi ce que vous en avez pensé !