lundi, 16 juillet 2007

Dans les starting blocks

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  C'est pas tout ça mais samedi 21 juillet est un grand jour : c'est le jour de la sortie du dernier tome des aventures d'Harry Potter. Ouais, je sais, c'est un vrai scoop : ne me remerciez pas, ça sert à ça la blogosphère non?!

Et mine de rien, ça demande de la préparation : renouer avec l'anglais magique, chercher toutes ces petites choses qui paraissent anodines mais qui prendront tout leur sens par la suite, retrouver les émotions du dénouement tragique du tome 6 -une soirée à pleurer quand même-...
Ben ça y est on est lundi et je suis déjà prête, j'ai tout bien relu "Harry Potter & the Half Blood Prince" et c'est avec beaucoup d'impatience et de nostalgie, tout ces bons moments passés à Hogwart..., que samedi matin première heure, je me précipiterai chez mon libraire. Et là beau temps ou pas samedi, peu me chaut, je passe ma journée à lire!

Pff, la fin de semaine va être longue 

lundi, 02 juillet 2007

La part de l'autre

0c9aab278dc1171de2837cb0eb0e506e.jpgAprès avoir étudié le "cas" Jésus et son expérience de l'amour dans l'Èvangile selon Pilate, Eric Emmanuel Schmitt tente ici de comprendre ce qui a pu mener un individu, unêÍtre humain comme les autres, avec ses névroses, ses traumatismes de la petite enfance, ses ambitions déçues, ses échecs à devenir le monstre Hitler. Un double récit donc, qui oppose Hitler, étudiant recalé à l'Académie des Beaux-arts de Vienne et Adolf H., admis à cette même académie. Là où Adolf H. prend conscience de ses problèmes grâce à un certain docteur Freud -très jouissif ce passage d'ailleurs-, Hitler se complait dans sa vision de l'artiste au génie incompris qui trouvera une place dans la société grâce à la guerre de 14-18 et la politique. L'auteur tente de saisir la part de l'autre, celle qui est présente en chacun de nous si l'on est assez objectif pour reconnaître qu'en nous se côtoient le meilleur comme le pire et que d'infimes circonstances peuvent bouleverser le cours d'une vie et dans le cas qui occupe EES ici le cours du Xxè siècle. Voilà, pour l'idée générale.
Je l'ai dévoré au cours de ma longue.... longue... longue journée passée dans les trains et c'était assez fascinant de voir Adolf H. accoucher difficilement d'un homme bon et sage au prix de douloureuses remises en cause et de sacrifices alors que Hitler, dont le personnage est presque le plus sympathique au début paradoxalement, poursuit sans infléchir la route qu'on lui connaît. Ca me conforte dans les pensées qui trottent ce moment dans ma caboche : j'aimerais être quelqu'un de bien mais ce n'est pas le chemin le plus facile parce que ma part de l'autre, elle est bien là, elle affleure souvent, elle est séduisante, elle est confortable mais ne pas la laisser prendre le devant de la scène est vital et pour ça, il faut se coltiner avec la réalité.
Au fait, je vous ai dit que je n'ai jamais fait de crise d'adolescence? Je crois que ça explique ces crises de réflexions pseudo-existentielles périodiques!

lundi, 14 mai 2007

Le ciel t'aidera

medium_lecielt_aidera.gifEncore un très bon bouquin de la miss Testud! Après, Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir sur la vie d'actrice, Sylvie Testud décrit dans ce petit bouquin qui se dévore comme de rien une jeune femme en proie aux angoisses les plus folles, angoisses pour le moins handicapantes pour sa vie sociale, amoureuse et professionnelle. C'est évidemment désopilant, jugez plutôt : entendant du bruit dans son appartement, elle bloque la porte de sa chambre, sort par le Vélux et se retrouve coincée sur le toit pour s'apercevoir que c'était son amoureux rentré plus tôt que prévu de voyage ; la voilà devenue, et c'est un comble, comme ces toitophiles qu'elle redoute tant. Toitoquoi? Ben, toitophiles, comme ces jeunes drogués qui arpentent les toits de Paris et cassent les Vélux pour dévaliser les jeunes femmes esseulées... 

Elle pousse le bouchon vraiment loin. Mais qui ne s'est jamais inventé des scénarios catastrophes dans un métro presque vide? Qui n'a jamais vérifié les recoins de son appart' avant d'éteindre les lumières? Qui ne s'est jamais senti atteint d'une maladie incurable? Ceux-là passez votre chemin! Pour toutes les autres (ouais les mecs égarés ici, je vous avertis c'est clairement un bouquin de gonzesses), vous allez vous régaler! 

PS : Le Bombathon c'est fini et c'est perdu, merci à tous ceux qui ont participé!

PPS : Tous les pieds sont les bienvenus : les pieds des enfants, les pieds pourris, les pieds-bots, les pieds grecs, les pieds plats... Tout ce que je leur demande c'est d'être nus! Et ils arrivent très bientôt!

jeudi, 03 mai 2007

Une pièce montée

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Alléchée par une amie bibliothècaire, relancée par Deedee, j'ai dévoré "Une pièce montée" de Blandine Le Callet. Ca m'a toujours paru étrange un mariage et souvent, pendant les cétémonies, j'essaie d'imaginer ce qui peut bien se passer dans la tête des participants. Blandine Le Callet a écrit ce roman pour moi! On y suit le mariage de Bérengère et Vincent au travers des pensées intimes de leurs proches et de leurs moins proches. Secrets de famille, vieilles rancoeurs, innocence de l'enfance, mesquineries des adultes, révélations de dernière minute : c'est un habile patchwork de sentiments, de points de vue, d'émotions qui se déroulent au fil de la journée du mariage, le tout dans une écriture précise et enlevée. J'ai adoré, tout simplement.

lundi, 12 mars 2007

Coup de coeur

medium_larcent.gifM'est tombé dans les mains hier "La ligne de front" de Manu Larcenet, "une aventure rocambolesque de Vincent Van Gogh et j'ai grave grave kiffé dès les premières pages.
Point de départ : , la grande guerre, des hauts militaires bien planqués à l'arrière se demandent pourquoi tant de soldats ne vont pas se battre sourire aux lèvres et fleur au fusil. C'est vrai ça, ils devraient être plutôt contents de se battre pour la mère patrie. Ils décident alors d'envoyer un peintre sur le front qui prendra sur le vif et sur la toile le moral des troupes. Et ils ont sous le coude Vincent Van Gogh. Oui, oui, celui qui s'est coupé une oreille et qui s'est suicidé en 1890. Pas grave, c'est une aventure rocambolesque.
Les dialogues sont savoureux, le duo Van Gogh ronchon / caporal couard fonctionne à merveille et le dessin, ben c'est du Larcenet et moi j'aime! 

dimanche, 18 février 2007

Le pingouin

medium_lepinguoin.jpgL'histoire se passe dans une Ukraine post-soviétique où tout peut arriver : les zoos se débarassent des animaux dont ils ne peuvent plus s'occuper, les hopitaux soignent les malades avec les médicament qu'ils apportent, les datchas sont minées pour empêcher les cambriolages, d'étranges personnages s'introduisent dans les maisons fermées à clé sans laisser aucune trace...
Victor vit dans cette Ukraine. Il a adopté Micha, pingouin neurasthénique et pour vivre, a accepté de rédiger anonymement pour un grand quotidien de Kiev des notices nécrologiques prémonitoires. Très vite, les choses se compliquent : son patron trempe dans des histoires louches liées aux nécrologies et Victor s'y trouvé mêlé bien malgré lui. Point de départ d'aventures cocasses, loufoques où la tristesse se teinte délicatement de poésie.

J'aime décidemment bien les récits en Ukraine ces temps-ci. Et celui-ci était parfait pour un week end passé dans les vapes.

dimanche, 28 janvier 2007

Boro et moi

medium_2213622124.01._AA240_SCLZZZZZZZ_V56810503_.jpgJ'ai passé le week end avec un homme extraordinaire! Blémia Borovicz, photographe hongrois de talent et de renom, homme à l'élégance folle malgré -ou à cause - de sa canne compensant une légère infirmité dont je n'ai pas réussi à démêler l'origine car Boro est un homme mystérieux tantôt potache tantôt portant le poids de toutes les guerres qui agitent le continent sur ses épaules...

Bon ok, j'ai juste lu le dernier tome des aventures de Boro, reporter photographe "Cher Boro". Toujours autant de plaisir à retrouver la galerie de personnages qui hantent les 6 tomes de cette série très prenante : commencées à l'aube de l'avènement de Hitler en Allemagne, les aventures de Boro nous ont menés des geôles de l'Espagne franquiste à la joie du Front Popluaire, de l'Inde terrain de jeu pour espions des grandes puissances au Paris des débuts de l'occupation. Dans ce nouvel épisode, Boro travaille pour la résistance française, tente d'empêcher l'arrestation de Jean Moulin à Caluire, vole des photos du nouveau char d'assaut allemand qui risque de faire basculer les batailles sur le front de l'Est, trouve le temps de roucouler avec une belle résistante rencontrée dans un avion avant un parachutage en zone non occupée...
Encore un épisode trépidant et toujours des mystères dont j'attends la résolution avec impatience : qui est ce mystérieux Arthur Finnevack, second des renseignements anglais qui porte un intérêt plus que professionnel à Boro et dont le nom serait un anagramme. Si vous le savez, ne me dîtes rien, j'aime ce mystère! 

On est bien d'accord, ce n'est pas de la grande littérature mais on se prend vite d'affection pour Boro et les deux auteurs, Franck et Vautrin, ont l'art et la manière de faufiler leur personnage dans la grande histoire. Et puis les couvertures des livres sont dessinées par Enki Bilal...

jeudi, 11 janvier 2007

Tout est illuminé


medium_safranfoer.jpegJe voulais vous en parler depuis longtemps et voilà enfin mon billet sur "Tout est illuminé" de Jonathan Safran Foer. Alléchée par les critiques élogieuses de son dernier bouquin mais me refusant d'acheter un bouquin qui ne soit pas un poche*, je me suis donc rabattue sur un de ces précédents ouvrages "Tout est illuminé" donc.

C'est l'histoire d'un mec d'un jeune écrivain américain d'origine juive ukrainienne, Jonathan Safran Foer tiens tiens...., qui part à la recherche du shtetl de ces ancêtres muni d'une photo de son grand-père, d'un nom de lieu, Trachimbrod et d'un prénom, Augustine. Il fait appel à une agence de voyage locale qui lui procurera un chauffeur, un interprète et compagnie... C'est le début d'un road-movie avançant cahin-caha où le récit mêle avec brio les lettres que Sacha, l'interprète, envoie à Jonathan, écrites dans un anglais approximatif mais tellement savoureux; le roman que Sacha écrit à partir de cette aventure et la légendaire histoire de Trachimbrod. Ce mélange est détonnant : de l'humour, des situations rocambolesques, des retrouvailles, de la magie, de l'absurde, du burlesque. Autant vous dire que je l'ai dévoré et que j'attends de pied ferme la sortie en poche de "Extrêmement fort incroyablement près" dont le titre me met gravement l'eau à la bouche.

*ben oui quoi, c'est beaucoup moins cher un poche et de plus ça fera tâche dans ma bibliothèque, des bouquins de hauteur différente. Que celui qui n'a pas sa petite maniaquerie me jette la première pierre... Une petite exception quand même, les Harry Potter pour cause de marketing super efficace. 

lundi, 27 novembre 2006

Dans les bois éternels

medium_o-194-1.jpgJe viens de re finir dans les bois éternels de Fred Vargas... et ben mes amis du blog, je me suis rendu compte à la deuxième lecture que ce bouquin fout les jetons grave.

Pourquoi deux lectures pour établir ce constat?
Acte I. Une semaine de vacances familiales à la campagne dans le Tarn, j'attrape le premier bouquin qui me tombe sous la main : le dernier Fred Vargas. Cool, j'aime bien cet auteur. Je retrouve avec beaucoup de délectation le commissaire Adamsberg occupé à pelleter les nuages plutôt qu'à résoudre de manière conventionnelle les affaires confiées à son équipe. L'intrigue est riche, les personnages de plus en plus fouillés... Bref je dévore le bouquin affalée dans une chaise longue sous l'ombre d'un marronier.
Acte II. Il y a quelques jours une amie m'offre le dit bouquin. Je commence donc de le relire, heureuse de me replonger dans cette intrigue. Un petit peu tous les soirs, seule dans mon studio, seule, seule, seule... Et là, je me surprends à jeter un coup d'oeil à la pièce avant d'éteindre la lampe de chevet. Ben oui, l'ombre qui rôde dans le livre et inquiète, à juste titre, Adamsberg, elle serait pas des fois tapie sous ma mezzanine? Je n'ai cependant pas pu m'empêcher de poursuivre ma lecture tout en sachant que j'allais connaître quelques instants de frayeur* tellement ce bouquin est bon.

Une bonne idée de cadeau à (s')offrir pour Noël!

*Oui, je suis grave un peu une bouleuse, ok j'avoue je sursaute devant Buffy et compagnie, mais pas la peine de se moquer siouplé...

mardi, 26 septembre 2006

Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir

medium_9782253108528.gifSylvie Testud est une actrice que j’aime beaucoup : de la simplicité, de la franchise, une nana comme vouzémoi en quelque sorte. Et elle confirme tout ça dans « Il n’y a pas beaucoup d’étoiles ce soir », récit autobiographique d’une actrice en devenir.

Elle nous raconte avec une franchise désarmante et un ton décalé et frais son entrée au « Conse » le saint des saint. Sa première robe Chanel prêtée pour la cérémonie des Césars. Sa première scène d’amour. Ses équipées BHV pour ravitailler les ouvriers qui bossent chez elle. Sa peur de décevoir un réalisateur qui lui a fait confiance. Le calvaire d’un tournage hivernal…

 

Morceaux choisis :

Rencontre avec Elsa, la « prêteuse de robe de la cérémonie des Césars » chez Chanel rue Cambon. « Je suis intimidée. Je dois mesurer à présent un mètre et quelques centimètres. Je contemple la Reine. La Reine mesure deux mètres. Il me semble. »

Scène d’amour :

« Nous avons fait l’amour durant 8 heures. Durant 8 heures, j’ai regardé au fond des yeux de Fred.

Durant 8 heures, j’ai aimé Fred.

Durant 8 heures, je me suis surventilée.

Après 8 heures, j’ai la tête comme une pastèque. »

 

Je la joue courte en ce moment, mon vieil ordimini ayant une durée de vie de 15 minutes environ : pas trop le temps de fignoler. Que ça ne vous empêche pas d'aller lire ce merveilleux petit bouquin!

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