mardi, 26 juin 2007
Une expo à ne pas rater
Autant pour me forcer à ne pas zapper une fois de plus une exposition qui m'intéresse que pour passer l'info à ceux qui ne l'auraient pas encore ou donner envie à ceux qui ne connaissent pas : Pierre et Gilles au Jeu de Paume jusqu'au 23 septembre.
Pierre et Gilles? A ne pas confondre avec Gilbert et Georges hein, eux c'est un duo de plasticiens anglais. Pierre et Gilles donc, les deux compères complémentaires, l'un photographe, l'autre peintre. Ensemble, ils retouchent des portraits photo et créent un univers kitschissime où les références mythico-religieuses côtoient des ambiances fantasmagoriques, inquiétantes et même érotiquement troubles pour certaines la plupart.
Je ne connais leurs photos que par leurs déclnaisons commerciales : pubs (Marie Gillain pour une marque de montres dont le nom m'échappe), affiches (en ce moment, les affiches pour Le chanteur de Mexcio au théâtre du Châtelet), etc. C'est dire si je suis impatiente de découvrir le reste de leur travail autrement que dans des bouquins. D'autant que si l'on peut découvrir au Jeu de Paume leurs travaux les plus récents, leurs débuts y sont aussi représentés : l'occasion de suivre sur près de trente ans l'évolution de leur travail en particulier au niveau de l'intégration des décors de plus en plus présents.
Oui, on est mardi, oui, c'est le jour de l'autoportrait du lundi mardi et si je dis que je rêve de mon portrait par Pierre et Gilles ça marche??
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dimanche, 18 mars 2007
Voyage en Armélie
J'avais raté cet été le spectacle écrit et joué par Armelle, la Maéva de Caméra Café - ok, on a vu mieux comme références mais c'est ce qu'elle a fait de plus connu, non? Qui se souvient de l'hôtesse de l'air dans Amélie Poulain??. Et ça tombe bien la miss redonne son spectacle au Mélo d'Amélie.
La demoiselle du seau de Marie-Antoinette, Kato la Borgnesse dépuceleuse de fils de bonne famille de mère en fille depuis Louis XIV, Nadia stripteaseuse passant un entretien d'embauche au parc Astérisque, une souspréféete au bord de la crise de nerf et bien d'autres défilent sur la scène du théâtre et nous font gentiment sourire ou hurler de rire. Ma préférée : cette bobo qui hésite, sous sa lampe à UV, en attendant une coupette, entre adopter un enfant ou partir au ski. Il y a quelques longueurs tout de même mais elle est vraiment touchante cette Armelle surtout quand elle pousse la chansonnette, et son univers loufoque est réellement réjouissant.
Armelle - Le voyage en Armélie
Jusqu'au 28 avril 2007
Mélo d'Amélie
4, rue Marie Stuart
75002 Paris
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dimanche, 25 février 2007
Peintres de la lumière
Le Petit Palais présente actuellement deux peintres de la belle époque un peu oubliés du grand public : John Singer Sargent, dandy cosmopolite et Joaquin Sorolla, peintre social espagnol. L'idée : faire un parallèle entre les deux artistes fondé sur leur thématique commune du portrait et du paysage. Sauf que dans les faits les oeuvres des deux artistes sont juxtaposées sans qu'un vrai dialogue ne se crée ; hormis dans la dernière salle, ce qui arrive un peu tard, vous en conviendrez. J'avoue que j'y allais plus particulièrement pour Sargent que j'ai découvert d'abord à Londres puis au Metropolitan*. Ce que j'aime chez lui, ce sont ses portrais de femme dans de somptueuses robes aux tissus chatoyants dans des poses alanguies : ça fait rêver la petite fille qui sommeille pas très loin en moi (entre la mamie, la petite fille, la jeune femme, ça commence à faire beaucoup de monde là-dedans). Et bien, la petite fille elle a été déçue car, à part le portrait de lady Agnès utilisé pour l'affiche de l'expo, point de portrait d'apparat. Certes, on découvre d'autres aspects de l'oeuvre de Sargent tels que ses grands décors pour le Public Library de Boston ou ses paysages. Mouaif, pas emballée par tout ça, je suis!
*Oui, oui, parfaitement, je suis bien en train de me la pèter : ça sert à quoi d'être allée à New York si on ne peut pas même pas crâner sur son blog??
Les infos pratiques? Par là!
22:39 Publié dans culturequiche | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
lundi, 15 janvier 2007
Yves Klein à Beaubourg
Enfin ça y est, je suis allée voir l'exposition Yves Klein à Beaubourg! Après plusieurs essais ratés, j'ai choisi de tenter ma chance vers 19h samedi et bien c'est un bon horaire, il n'y avait personne à la caisse et peu de monde dans les salles. Après une petite pause en haut des escalators pour admirer une vue magnifique sur Paris, c'est parti!
Ma première rencontre avec Yves Klein fut un peu décevante : une reproduction d'un de ces monochromes en I.K.B. (International Klein Blue, le bleu créé et breveté par Klein himself). Mouais, ben c'est un grand applat bleu, ça casse pas trois pattes à un canard, me disais-je dans ma grande naïveté. Je ne m'attendais pas au choc que j'allais recevoir quelques mois plus tard au MAMAC de Nice devant l'un de ces mêmes monochromes. Aspirée par le bleu, fascinée par l'intensité dégagée par ces toiles, votre quiche est restée scotchée un bon moment. Quelques anthropométries plus tard, j'ai complètement révisé mon premier jugement hâtif. Autant dire que cette rétrospective de l'oeuvre de Klein m'attirait!
Malheureusement, j'ai encore été déçue par la muséographie de l'exposition que j'ai trouvé antipédagogique au possible! En effet pour toute aide à la visite on trouve les propos de l'artiste qui sont un poil hermétiques. Pas étonnant que les équipements audio pour les enfants soient pris d'assaut!
Heureusement que les oeuvres présentées sont à la hauteur de ce que j'attendais. Des monochromes bleus, roses, or. Les cosmogonies ; ces oeuvres créées par l'action de la nature (vent, pluie, etc.). Les anthropométries où le modéle devient un pinceau vivant. Les oeuvres créées par l'action du feu. Mais surtout les vidéo -en particulier de ses expositions qui étaient des happenings avant l'heure- et les bandes sonores qui permettent de voir et d'entendre l'artiste parler de son oeuvre tellement riche et bien au delà de l'image d'un doux dingue que je m'étais construite.
Pour des raisons évidentes de cohérence avec moi-même ce billet n'est pas illustré par les fameux monochromes bleux, je ne peux que vous dire de courir à Beaubourg (jusqu'au 5 février) pour les découvrir par vous-même.
08:30 Publié dans culturequiche | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 13 décembre 2006
Renc'arts
Si vous ne savez pas quoi faire dimanche après midi voici une initiative originale : découvrir un quartier de Paris avec des historiennes de l'art -ce dimanche la Butte aux cailles- et discuter ensuite autour d'un verre... Moi en tout cas, j'y serais!
Pour toutes les info pratiques, il vous suffit d'envoyer un mail aux organisatrices : info@promenonsnousdanslesarts.com

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vendredi, 01 décembre 2006
Bénabar... et compagnie
Hier c'était Bénabar à Bercy, dernier concert d'une tournée lancée il y a presqu'un an. Je n'ai qu'un mot à dire : Wouah!
Bon allez, je vois que tout le monde trépigne d'impatience pour en savoir plus alors à la demande générale : les détails!
Je ne connaissais pas trop son dernier album, un peu échaudée par des critiques molles mais ce que j'en ai vu sur scène m'a donné envie de me précipiter sur Reprise des négociations. Toujours aussi touchant, drôle, poète de la vie quotidienne; on a d'même eu un avant goût du prochain album avec une chanson sur les appareils à pierrade, tout un programme! Comme d'hab, "majorette" me donne des frissons et me fait monter les larmes, je m'éclate sur "la petite monnaie et "à notre santé". Bref un très bon concert...
Mais c'était le dernier concert de la tournée. Qui dit dernier concert dit surprises. Comme tous les techniciens qui viennent interpréter "ça plane pour moi" dans les rappels. Ou alors la brochette d'invités qui a défilé hier soir : Cali pour "Bruxelles", la Grande Sophie, Hubert Félix Thiefaine pour "la fille du coupeur de joint" , Bernard Lavilliers pour une chanson de Boris Vian (très bien au passage Lavilliers, une bonne surprise) et cerise sur la gâteau Jacques Higelin pour "tombé du ciel", excusez du peu!
C'était un cadeau d'anniversaire, et ben les filles vous vous êtes pas foutu de ma tronche de quiche, thanks.
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dimanche, 26 novembre 2006
Là où le beau rejoint l'utile...
Le temple des arts décoraifs a rouvert ses portes depuis le 15 septembre au 107 rue de Rivoli. J'y ai fait un petit tour (petit le tour, parce que après une heure et demi de musée, j'oversature) et je suis partagée.
Les moins :
- c'est un vrai labyrinthe sur pas moins de 9 niveaux mélangeant parcours chronologique et galeries d'études,
- peu de périod rooms (ou alors pas assez par rapport à ce que j'attendais de ce musée),
- audio guide obligatoire pour avoir quelques explications : rien de tel que l'audioguide pour tuer une visite un peu spontannée du musée "attends attends on a loupé le n°36, faut revenir sur nos pas..." et au final on ne regarde plus vraiment les oeuvres
Les plus :
- les reconstitutions en particulier le cabinet des fables de l'hôtel de Verrue, place Vendôme où une muséo intelligente nous parle de l'histoire du goût en mettant côté à côté les boiseries restaurées et celles simplement nettoyées,
- les galeries d'étude qui montrent sur un thème donné tel que "s'assoir" les différentes solutions proposées par les artistes au cours des siècles,
- les oeuvres d'Emile Gallé et de Louis Majorelle parce que je suis un peu monomaniaque,
- la salle au 7è où l'on peut tester des modèles de chaises design entre autres la Lounge chair créée par Eames*
*D'ailleurs, petit papa Noyel si tu lis ces lignes, je ne serais pas contre un de ces fauteuils.
Info pratiques :
Le musée des arts décoratifs
107 rue de Rivoli 75001 PARIS
Du mardi au vendredi de 11h à 18h - dernier billet vendu à 17h30
Le samedi et le dimanche de 10h à 18h - dernier billet vendu à 17h30
Le jeudi : nocturne jusqu'à 21h - dernier billet vendu à 20h30
Fermé le lundi.
19:45 Publié dans culturequiche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 13 novembre 2006
La mélodie du bonheur
Je sais pas si vous avez pris le temps de regarder d'un peu près ce qui se trouve dans la colonne de gauche... Maman, ça compte pas, je sais que tu l'as fait. Dans la rubrique "Mes Cultes", mes fllms cultes donc. Parmi eux, la Mélodie du Bonheur - The Sound of Muisc en english dans le texte. Rien de tel qu'une bonne petite comédie musicale des familles pour se remettre des sentiments simples et positifs dans la tête ou confirmer l'état serein dans lequel on est.
C'est très daté (1965 quand même). Mais une superproduction de l'époque : la dernière scène tournée dans les Alpes depuis un hélico devait être sacrément impressionnante il y a 40 ans. Et puis il y a Julie Andrews et son casque de cheveux, ses vêtements à la Heidi et son air de douce dinguote mais si... vous la connaissez... Mary Poppins c'est elle.
Pour vous allécher : Maria se destine au couvent mais sa nature généreuse bouscule la vie tranquille des nonnes. Elles décident donc de la tester et l'envoie comme gouvernante dans la famille Von Trapp : 7 enfants et un père de famille, capitaine de la marine autrichienne qui, depuis le décès de sa femme, règne sur sa (somptueuse) demeure comme sur un navire de guerre. Je vous laisse imaginer comme l'ambiance est à la rigolade dans la case. Mais heureusement Maria et sa joie de vivre communicative vont conquérir les enfants. Le tout avec un fond de suspens : l'hsitoire se déroule pendant l'Anschluss et le capitaine Von Trapp affirme haut et fort ses sentiments nationaux à coup d'Edelweiss, Edelweiss qui remuent les trippes.
Je l'ai regardé hier pour la 36millionème fois hier et je ris toujours à l'astuce des nonnes pour sauver la famille des nazis.
Donc petit passage à vide ou envie de passer un bon moment, précipitez-vous sur la Mélodie du Bonheur. Ses ritournelles continueront à vous trotter longtemps dans la tête...
22:50 Publié dans culturequiche | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
jeudi, 02 novembre 2006
Il était une fois Walt Disney
En terme d'expositions, ma semaine de vacances s'est résumée à la visite dûment préparée cette fois -achat des billets à l'avance pour éviter les hordes qui se ruent aux expos block busters_ de l'exposition "Il était une fois Walt Disney" au Grand Palais.
Le fil conducteur de cette exposition est de retrouver les sources d'inspiration de Walt Dysney -en tant qu'entreprise puisqu'on se rend vite compte de la part importante des collaborateurs dans la conception et la mise en oeuvre des desssins animés- qui sont aussi diverses que les films de l'expressionisme allemand, les illustrations de Béatrix Potter, les peintures du romantisme allemand ou les délires du surréalisme. C'est un parti intéressant qui permet de voir les dessins animés de Disney sous un angle autre que celui de l'estampille "film pour enfants".
Mais la mise en oeuvre du propos laisse un peu sur sa faim. Une première partie thématique montre les grandes sources d'inspiration de Disney, mention spéciale aux écrans qui projettent en parallèle des séquences extraites de Disney et les films qui les ont inspirées. Une deuxième partie présente film par film les sources d'inspiration. C'est précisemment là que j'ai décroché du propos et me suis contentée d'être émerveillée devant les décors de production, en gros les dessins qui ont été filmés pour de vrai, qui sont d'une grande beauté et aussi émouvants. Car le principal attrait ce cette expo est celui de faire ressurgir, grâce à une muséographie qui fait la part belle à l'ambiance, la magie de Walt Disney et de donner envie de se replonger dans la Belle au Bois Dormant ou Peter Pan.
Bilan en demi teinte donc pour cette exposition qui ne répond pas à ses promesses d'étude du cas Disney mais qui est tout de même enchanteresse. D'ailleurs, on y voit un vase de Gallé qui vient du musée de l'Ecole de Nancy, si ça c'est pas un gage d'enchantement....
Mais on en reparle demain bientôt car à l'heure où j'écris ces lignes, je suis en Lorraine, l'occasion rêvée donc pour me fendre d'un billet sur l'Ecole de Nancy ou comment Nancy est devenue une capitale artistique il y a 100 ans. Si, si, capitale artistique, foi de quiche : revenez demain bientôt pour juger sur pièce.
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lundi, 30 octobre 2006
Rêver, grandir, coincer des malheureuses
La biographie sexuelle d'un garçon. Pas mieux.
Voilà comment Frédéric Recrosio a sous-titré son spectacle -qui joue les prolongations en ce moment au théâtre Trévise les lundis à 20h jusqu'au 18 décembre.
Une table, une chaise, un orgue de barbarie, un rummiks (si si vous savez ces cubes qui rendent dingues quand il faut remettre les couleurs dans l'ordre), un bloc note et un feutre, voilà tout ce dont a besoin ce jeune suisse pour dissèquer les rapport d'un homme à son pénis, à la sexualité et aux femmes.
De la découverte de l'autre fonction du kiki à la quête effrénée de malheureuses à coincer, pendant une heure et demi, on rit et on redemande. Le même texte interprété par un Bigard m'écorcherait les oreilles mais Recrosio a un quelque chose qui laisse très loin la vulgarité. Une vision pleine d'analogies intéressantes et de justesse : courez-y!
23:00 Publié dans culturequiche | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


