Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 18 mars 2007

Voyage en Armélie

medium_armelle2.jpgJ'avais raté cet été le spectacle écrit et joué par Armelle, la Maéva de Caméra Café - ok, on a vu mieux comme références mais c'est ce qu'elle a fait de plus connu, non? Qui se souvient de l'hôtesse de l'air dans Amélie Poulain??. Et ça tombe bien la miss redonne son spectacle au Mélo d'Amélie.

La demoiselle du seau de Marie-Antoinette, Kato la Borgnesse dépuceleuse de fils de bonne famille de mère en fille depuis Louis XIV, Nadia stripteaseuse passant un entretien d'embauche au parc Astérisque, une souspréféete au bord de la crise de nerf et bien d'autres défilent sur la scène du théâtre et nous font gentiment sourire ou hurler de rire. Ma préférée : cette bobo qui hésite, sous sa lampe à UV, en attendant une coupette, entre adopter un enfant ou partir au ski. Il y a quelques longueurs tout de même mais elle est vraiment touchante cette Armelle surtout quand elle pousse la chansonnette, et son univers loufoque est réellement réjouissant.

Armelle - Le voyage en Armélie
Jusqu'au 28 avril 2007
Mélo d'Amélie
4, rue Marie Stuart
75002  Paris

dimanche, 25 février 2007

Peintres de la lumière

medium_sargent.2.jpgLe Petit Palais présente actuellement deux peintres de la belle époque un peu oubliés du grand public : John Singer Sargent, dandy cosmopolite et Joaquin Sorolla, peintre social espagnol. L'idée :  faire un parallèle entre les deux artistes fondé sur leur thématique commune du portrait et du paysage. Sauf que dans les faits les oeuvres des deux artistes sont juxtaposées sans qu'un vrai dialogue ne se crée ; hormis dans la dernière salle, ce qui arrive un peu tard, vous en conviendrez. J'avoue que j'y allais plus particulièrement pour Sargent que j'ai découvert d'abord à Londres puis au Metropolitan*. Ce que j'aime chez lui, ce sont ses portrais de femme dans de somptueuses robes aux tissus chatoyants dans des poses alanguies : ça fait rêver la petite fille qui sommeille pas très loin en moi (entre la mamie, la petite fille, la jeune femme, ça commence à faire beaucoup de monde là-dedans). Et bien, la petite fille elle a été déçue car, à part le portrait de lady Agnès utilisé pour l'affiche de l'expo, point de portrait d'apparat. Certes, on découvre d'autres aspects de l'oeuvre de Sargent tels que ses grands décors pour le Public Library de Boston ou ses paysages. Mouaif, pas emballée par tout ça, je suis! 

*Oui, oui, parfaitement, je suis bien en train de me la pèter : ça sert à quoi d'être allée à New York si on ne peut pas même pas crâner sur son blog?? 

Les infos pratiques? Par là!

 

 

lundi, 15 janvier 2007

Yves Klein à Beaubourg

medium_yvesk2.jpgEnfin ça y est, je suis allée voir l'exposition Yves Klein à Beaubourg! Après plusieurs essais ratés, j'ai choisi de tenter ma chance vers 19h samedi et bien c'est un bon horaire, il n'y avait personne à la caisse et peu de monde dans les salles. Après une petite pause en haut des escalators pour admirer une vue magnifique sur Paris, c'est parti!

Ma première rencontre avec Yves Klein fut un peu décevante : une reproduction d'un de ces monochromes en I.K.B. (International Klein Blue, le bleu créé et breveté par Klein himself). Mouais, ben c'est un grand applat bleu, ça casse pas trois pattes à un canard, me disais-je dans ma grande naïveté. Je ne m'attendais pas au choc que j'allais recevoir quelques mois plus tard au MAMAC de Nice devant l'un de ces mêmes monochromes. Aspirée par le bleu, fascinée par l'intensité dégagée par ces toiles, votre quiche est restée scotchée un bon moment. Quelques anthropométries plus tard, j'ai complètement révisé mon premier jugement hâtif. Autant dire que cette rétrospective de l'oeuvre de Klein m'attirait!

Malheureusement, j'ai encore été déçue par la muséographie de l'exposition que j'ai trouvé antipédagogique au possible! En effet pour toute aide à la visite on trouve les propos de l'artiste qui sont un poil hermétiques. Pas étonnant que les équipements audio pour les enfants soient pris d'assaut!
Heureusement que les oeuvres présentées sont à la hauteur de ce que j'attendais. Des monochromes bleus, roses, or. Les cosmogonies ; ces oeuvres créées par l'action de la nature (vent, pluie, etc.). Les anthropométries où le modéle devient un pinceau vivant. Les oeuvres créées par l'action du feu. Mais surtout les vidéo -en particulier de ses expositions qui étaient des happenings avant l'heure- et les bandes sonores qui permettent de voir et d'entendre l'artiste parler de son oeuvre tellement riche et bien au delà de l'image d'un doux dingue que je m'étais construite.

Pour des raisons évidentes de cohérence avec moi-même ce billet n'est pas illustré par les fameux monochromes bleux, je ne peux que vous dire de courir à Beaubourg (jusqu'au 5 février) pour les découvrir par vous-même. 

mercredi, 13 décembre 2006

Renc'arts

Si vous ne savez pas quoi faire dimanche après midi voici une initiative originale : découvrir un quartier de Paris avec des historiennes de l'art -ce dimanche la Butte aux cailles- et discuter ensuite autour d'un verre... Moi en tout cas, j'y serais!

Pour toutes les info pratiques, il vous suffit d'envoyer un mail aux organisatrices : info@promenonsnousdanslesarts.com

medium_Renc_arts.2.jpg

 

vendredi, 01 décembre 2006

Bénabar... et compagnie

Hier c'était Bénabar à Bercy, dernier concert d'une tournée lancée il y a presqu'un an. Je n'ai qu'un mot à dire : Wouah!

Bon allez, je vois que tout le monde trépigne d'impatience pour en savoir plus alors à la demande générale : les détails!
Je ne connaissais pas trop son dernier album, un peu échaudée par des critiques molles mais ce que j'en ai vu sur scène m'a donné envie de me précipiter sur Reprise des négociations. Toujours aussi touchant, drôle, poète de la vie quotidienne; on a d'même eu un avant goût du prochain album avec une chanson sur les appareils à pierrade, tout un programme! Comme d'hab, "majorette" me donne des frissons et me fait monter les larmes, je m'éclate sur "la petite monnaie et "à notre santé". Bref un très bon concert...

Mais c'était le dernier concert de la tournée. Qui dit dernier concert dit surprises. Comme tous les techniciens qui viennent interpréter "ça plane pour moi" dans les rappels. Ou alors la brochette d'invités qui a défilé hier soir : Cali pour "Bruxelles", la Grande Sophie, Hubert Félix Thiefaine pour "la fille du coupeur de joint" , Bernard Lavilliers pour une chanson de Boris Vian (très bien au passage Lavilliers, une bonne surprise) et cerise sur la gâteau Jacques Higelin pour "tombé du ciel", excusez du peu!

C'était un cadeau d'anniversaire, et ben les filles vous vous êtes pas foutu de ma tronche de quiche, thanks. 

dimanche, 26 novembre 2006

Là où le beau rejoint l'utile...

medium_visuel_hp-oculi.2.jpgLe temple des arts décoraifs a rouvert ses portes depuis le 15 septembre au 107 rue de Rivoli. J'y ai fait un petit tour (petit le tour, parce que après une heure et demi de musée, j'oversature) et je suis partagée.

Les moins : 

  • c'est un vrai labyrinthe sur pas moins de 9 niveaux mélangeant parcours chronologique et galeries d'études,
  • peu de périod rooms (ou alors pas assez par rapport à ce que j'attendais de ce musée),
  • audio guide obligatoire pour avoir quelques explications : rien de tel que l'audioguide pour tuer une visite un peu spontannée du musée "attends attends on a loupé le n°36, faut revenir sur nos pas..." et au final on ne regarde plus vraiment les oeuvres

Les plus :

  • les reconstitutions en particulier le cabinet des fables de l'hôtel de Verrue, place Vendôme où une muséo intelligente nous parle de l'histoire du goût en mettant côté à côté les boiseries restaurées et celles simplement nettoyées,
  • les galeries d'étude qui montrent sur un thème donné tel que "s'assoir" les différentes solutions proposées par les artistes au cours des siècles,
  • les oeuvres d'Emile Gallé et de Louis Majorelle parce que je suis un peu monomaniaque,
  • la salle au 7è où l'on peut tester des modèles de chaises design entre autres la Lounge chair créée par Eames*
Mais je n'ai vu qu'une partie des collections, le musée des arts décoratifs mérite une seconde visite plus approfondie : restent encore les parties mode, bijoux, art déco, etc.

*D'ailleurs, petit papa Noyel si tu lis ces lignes, je ne serais pas contre un de ces fauteuils.

 

 

Info pratiques :
Le musée des arts décoratifs
107 rue de Rivoli 75001 PARIS
Du mardi au vendredi de 11h à 18h - dernier billet vendu à 17h30
Le samedi et le dimanche de 10h à 18h - dernier billet vendu à 17h30
Le jeudi : nocturne jusqu'à 21h - dernier billet vendu à 20h30
Fermé le lundi.

lundi, 13 novembre 2006

La mélodie du bonheur

medium_melodieintro.jpgJe sais pas si vous avez pris le temps de regarder d'un peu près ce qui se trouve dans la colonne de gauche... Maman, ça compte pas, je sais que tu l'as fait. Dans la rubrique "Mes Cultes", mes fllms cultes donc. Parmi eux, la Mélodie du Bonheur - The Sound of Muisc en english dans le texte. Rien de tel qu'une bonne petite comédie musicale des familles pour se remettre des sentiments simples et positifs dans la tête ou confirmer l'état serein dans lequel on est. 

C'est très daté (1965 quand même). Mais une superproduction de l'époque : la dernière scène tournée dans les Alpes depuis un hélico devait être sacrément impressionnante il y a 40 ans. Et puis il y a  Julie Andrews et son casque de cheveux, ses vêtements à la Heidi et son air de douce dinguote mais si... vous la connaissez... Mary Poppins c'est elle.

Pour vous allécher : Maria se destine au couvent mais sa nature généreuse bouscule la vie tranquille des nonnes. Elles décident donc de la tester et l'envoie comme gouvernante dans la famille Von Trapp : 7 enfants et un père de famille, capitaine de la marine autrichienne qui, depuis le décès de sa femme, règne sur sa (somptueuse) demeure comme sur un navire de guerre. Je vous laisse imaginer comme l'ambiance est à la rigolade dans la case. Mais heureusement Maria et sa joie de vivre communicative vont conquérir les enfants.  Le tout avec un fond de suspens : l'hsitoire se déroule pendant l'Anschluss et le capitaine Von Trapp affirme haut et fort ses sentiments nationaux à coup d'Edelweiss, Edelweiss qui remuent les trippes.

Je l'ai regardé hier pour la 36millionème fois hier et je ris toujours à l'astuce des nonnes pour sauver la famille des nazis.
Donc petit passage à vide ou envie de passer un bon moment, précipitez-vous sur la Mélodie du Bonheur. Ses ritournelles continueront à vous trotter longtemps dans la tête... 

jeudi, 02 novembre 2006

Il était une fois Walt Disney

medium_affiche.jpgEn terme d'expositions, ma semaine de vacances s'est résumée à la visite dûment préparée cette fois -achat des billets à l'avance pour éviter les hordes qui se ruent aux expos block busters_ de l'exposition "Il était une fois Walt Disney" au Grand Palais.

Le fil conducteur de cette exposition est de retrouver les sources d'inspiration de Walt Dysney -en tant qu'entreprise puisqu'on se rend vite compte de la part importante des collaborateurs dans la conception et la mise en oeuvre des desssins animés- qui sont aussi diverses que les films de l'expressionisme allemand, les illustrations de Béatrix Potter, les peintures du romantisme allemand ou les délires du surréalisme. C'est un parti intéressant qui permet de voir les dessins animés de Disney sous un angle autre que celui de l'estampille "film pour enfants".

Mais la mise en oeuvre du propos laisse un peu sur sa faim. Une première partie thématique montre les grandes sources d'inspiration de Disney, mention spéciale aux écrans qui projettent en parallèle des séquences extraites de Disney et les films qui les ont inspirées. Une deuxième partie présente film par film les sources d'inspiration. C'est précisemment là que j'ai décroché du propos et me suis contentée d'être émerveillée devant les décors de production, en gros les dessins qui ont été filmés pour de vrai, qui sont d'une grande beauté et aussi émouvants. Car le principal attrait ce cette expo est celui de faire ressurgir, grâce à une muséographie qui fait la part belle à l'ambiance, la magie de Walt Disney et de donner envie de se replonger dans la Belle au Bois Dormant ou Peter Pan.

Bilan en demi teinte donc pour cette exposition qui ne répond pas à ses promesses d'étude du cas Disney mais qui est tout de même enchanteresse. D'ailleurs, on y voit un vase de Gallé qui vient du musée de l'Ecole de Nancy, si ça c'est pas un gage d'enchantement....
Mais on en reparle demain bientôt car à l'heure où j'écris ces lignes, je suis en Lorraine, l'occasion rêvée donc pour me fendre d'un billet sur l'Ecole de Nancy ou comment Nancy est devenue une capitale artistique il y a 100 ans. Si, si, capitale artistique, foi de quiche : revenez demain bientôt pour juger sur pièce.

lundi, 30 octobre 2006

Rêver, grandir, coincer des malheureuses

medium_sp_8634_g.jpgLa biographie sexuelle d'un garçon. Pas mieux.
Voilà comment Frédéric Recrosio a sous-titré son spectacle -qui joue les prolongations en ce moment au théâtre Trévise les lundis à 20h jusqu'au 18 décembre.

Une table, une chaise, un orgue de barbarie, un rummiks (si si vous savez ces cubes qui rendent dingues quand il faut remettre les couleurs dans l'ordre), un bloc note et un feutre, voilà tout ce dont a besoin ce jeune suisse pour dissèquer les rapport d'un homme à son pénis, à la sexualité et aux femmes.
De la découverte de l'autre fonction du kiki à la quête effrénée de malheureuses à coincer, pendant une heure et demi, on rit et on redemande. Le même texte interprété par un Bigard m'écorcherait les oreilles mais Recrosio a un quelque chose qui laisse très loin la vulgarité. Une vision pleine d'analogies intéressantes et de justesse : courez-y!

mercredi, 25 octobre 2006

Le compte rendu du concert...

J'avais un petit a priori sur les grandes salles de spectacles, un peu usine à gaz, aucune proximité avec l'artiste nianianiania.... J'ai complètement révisé mon jugement fondé sur un concert so boring des Red Hot dans ce même Bercy : quand on a le charisme, les zicos qui assurent, et ben on arrive à soulever Bercy jusqu'au dernier gradin. Et ce sentiment d'être inclus dans cette grande foule mise en valeur par de savants jeux de lumière, c'était grisant. 

Et comme toujours le Ben*, il est impeccable. Simplicité : il se pointe en jean et t-shirt, maîtrise et puissance : il a même chanté a capella sans son micro, engagement : War couplée à With our own two hands, ça a de la gueule, technique : quand il joue assis sa guitare allongée, il peut tout faire du plus langoureux au plus rock, wouahhh. Et une générosité que ça fait plaisir à voir : quand toute la salle a chanté "There will be a light", il nous a remercié de réaliser son voeu de voir ses chansons reprises en choeur par la foule. Ca mange pas de pain mais c'est agréable à entendre. Visuellement, il y a eu de chouettes moments : vue des gradins, une mer de petites lucioles bleues (en fait les lumières des portables connectés aux malheureux qui n'avaient pas eu de place) et quelques briquets... encore wouahh.

Vous savez maintenant pourquoi ça valait le coup d'être à Bercy lundi soir. A ne pas rater à son prochain passage car il était encore meilleur que sur la précédente tournée! 

*Oui, j'avais l'impression de retrouver des potes en allant voir jouer Ben et The Innocents Criminals, ça fait presque 10 ans qu'ils font partie de ma vie 

mardi, 24 octobre 2006

Concert top moumoute

Rentrée à l'instant du concert de Ben Harper à Bercy - suis encore complètement sous la charme, sous la choc et pleine d'euphorie - vous raconte tout ça demain - vais mettre la viande dans la torchon - et oublier mon mal de crâne...

dimanche, 03 septembre 2006

Vaux le Vicomte ou le marketing culturel

medium_IMGP0318.JPGExpédition à Vaux le Vicomte aujourd'hui. Vaux le Vicomte, c'est là que s'est formée la fine équipe qui a bossé pour Versailles : Louis XIV, jaloux de Fouquet, son surintendant des finances et heureux propriétaire de ce bijou, a fait emprisonner celui qui avait osé surpasser le luxe royal et a embarqué les artistes sur le projet pharaonique de Versailles. Je me devais donc d'aller voir ce chateau qui avait excité la convoitise du grand Louis. De plus, les Parisiens ont peut être remarqué les affiches qui fleurissent dans les couloirs du métro avec un slogan racoleur au possible "Envié par Louis XIV, jamais égalé" , et j'avoue que ce ton publicitaire m'a un peu interloquée.

Pas déçue du voyage la quiche! Sur place : possibilité pour 5 euros de faire graver une ardoise à son nom pour financer la rénovation de la toiture, possibilité de louer un costume pour visiter le chateau, possibilité de trouver à la boutique des reproductions des gravures exposées dans les salles, un tarif démentiel pour une fauchée comme moi... Bref, une exploitation commerciale à fond les ballons qui m'a légèrement refroidie. D'autant que l'intérieur du château est loin d'être reluisant : peintures effritées, moquettes délabrées... quelques salles d'apparat impressionnantes mais surtout aucun document d'aide à la visite (non payant). Un léger sentiment d'arnaque.

Heureusement que l'architecture est somptueuse et que les jardins sont un vrai ravissement pour les sens :  une débauche d'illusions d'optique, de l'harmonie, de la sérénité, de l'eau, du calme : un vrai moment de bonheur. Rien que pour ça, je pense que cette visite valait le détour... Pour les flemmards : possibilité de louer des voiturettes de golf pour grimper jusqu'à l'Hercule qui domine le jardin, au loin, très loin, très très loin....

Pour y aller : train jusqu'à Melun + navette qui emmène au château qui est à quelques kilomètres (sauf si on a un pote motorisé qui habite dans le coin, hein Isma) 

vendredi, 01 septembre 2006

L'homme baroque

medium_Rubens.jpgUn oeil sur l'ordimini, l'autre sur les infos (tout ça sans strabisme, je suis trop forte), je suis interpellée par un petit reportage sur un festival qui s'appelle "Ruhrtriennal", théâtre et musique dans les vestiges industriels de la Ruhr. Comme ça rien de bien excitant. D'ailleurs j'ai eu beau chercher dans le grand gougle, j'ai pas ramené grand chose dans ma besace sauf une dépêche AFP reprise à toutes les sauces; "les vestiges industriels de la Ruhr" viennent de là mais je voyais moyen comment le dire autrement! Aucun rapport avec la choucroute, je reviens au sujet. Ce qui m'a fait tiquer dans ce reportage, c'est qu'un Hongrois, Peter Esterhazy (avec un nom comme ça, il pouvait pas être brésilien le bonhomme en même temps), a complètement craqué sur le thème 2006 : "L'homme baroque".

 

Pour lui qui dit baroque dit Rubens, mais bon les péquins qui se déplacent dans la Ruhr, ils sont pas venus voir des tableaux, ils sont venus voir des pestacles. Qu'à cela ne tienne, Peter Estherhazy a décidé d'animer les tableaux de Rubens : des satyres plein de vice, des faunesses bien en chair complètement dépoitraillées, des boucs, des bacchus bedonnants tous dans un état d'ébriété avancé prennent la pose puis reprennent leurs activités.

Bon je sais que c'est réducteur de ne voir que ça de l'oeuvre de Rubens, et je parle en connaissance de cause, mais franchement ça m'a pas donné envie. Alors peut être que les gars du reportage, ils ont eu un regard un peu étroit sur cette création mais, en l'état actuel de nos connaissances sur le sujet, je vous déconseille d'aller au Ruhrfestival 2006. J'ai comme dans l'idée que personne n'avait vraiment envie d'y aller mais c'est histoire de dire quelque chose, vous zenervez pas. Et par contre Rubens en vrai c'est chouette :  au Louvre, le cycle sur la vie de Marie de Médicis ; à Lille, une superbe descente de croix, à Bruxelles dans les églises et au musées royaux des beaux -arts; à Nancy, une transfiguration du christ qui déchire, etc. Bref, zavez pas d'excuses!

 

  

mercredi, 26 juillet 2006

Le grand répertoire

 

medium_girafe.2.jpgUne idée d'expo qui devrait ravir les petits et les grands enfants.

Le Grand Répertoire sous la verrière du Grand Palais expose des machines de spectacle : des plus petites aux plus spectaculaires comme la machine qui catapulte les pianos, des vrais pianos (elle fonctionner une fois par jour en fin d'après midi, malheureusement votre quiche n'a pas réussi à trouver l'heure précise). Le visiteur est plongé dans un monde qui refuse de se prendre au sérieux où règne le fantaise, la poésie, l'absurde. Pour vous allécher, vous pourrez voir la machine à tartiner le Nutella, la machine à marcher comme les égyptiens ou encore la machine à fabriquer des pommes croquées par Catherine Deneuve. Ces machines ont servi pour des spectacles de thèâtre de rue, en particulier ceux de la compagnie Royal de Luxe, une des plus célèbres compagnies de théâtre de rue française.

 

medium_800px-Royal-de-luxe-Elephant-mai-2005-2.2.jpgCréée en 1979, la compagnie Royal de Luxe a établi son  camp de base à Nantes depuis 1989. De là, ils préparent leurs tournées et leurs voyages autour du monde qui sont l'occasion de nouer des contacts avec les troupes locales ou de rapporter des spectacles. Ainsi, on a pu voir au mois de juin, au parc de la Villette, Roman Photo, un spectacle du Royal de Luxe, repris par une jeune compagnie chilienne.

 

Ils créent un univers magique et cette exposition est une bonne occasion de revivre leurs spectacles ou de les découvrir tout simplement. Et un bon plan pour découvrir la verrière du Grand Palais.

Jusqu'au 13 août
Tous les jours sauf le lundi de 14h à 23h (on ne vend plus de billets après 22h)
3 avenue du Général Eisenhower (M : Champs Elysées)
5€, 3€ en tarif réduit (somme modique, ne prétextez-donc pas le coût pour ne pas y aller!)

dimanche, 23 juillet 2006

Cindy Sherman

medium_sherman_un205_lg.2.jpgAujourd'hui, je suis allée voir la rétrospective Cindy Sherman au Jeu de Paume. L'idée, c'était d'aller dans un lieu climatisé...Vous n'imaginez pas l'exploit physique que ça a représenté. Je vous raconte, je sens que vous mourrez d'envie de connaître les péripéties de la quiche.

J'avais rendez-vous à 16h devant le musée, l'heure a son importance. 15h30, j'enfourche mon fidèle destrier et pédale avec ardeur. Arrivée près des Invalides, un véhicule étrange me dépasse : tout jaune avec un gros lion accroché à l'arrière... tiens tiens, on promène les animaux du Zoo de Vincennes me dis-je, aveuglée par la sueur... Ah non, c'est un lyon du Crédit Lyonnais qui supporte le tour de France. Comment ça le tour de France? Ben oui, ma poulette, vers 16h30, les cinglés qui pédalent depuis  2 semaines sous le cagnard rendent leur casquette : ils vont pas faire ça tout l'été. Et ils ont, comme de par hasard, choisi le jour où la quiche sors de son 15ème sur son vélo. Et là, je me dis "putain de merde, c'est l'arrivée  du Tour de France, ça sent la galère à plein nez". Ouais, j'suis un peu vulgaire par moment...

 

Et ben, j'étais loin d'imaginer le parcours du combattant que j'allais devoir accomplir pour arriver au lieu de rendez-vous.
Place de la Concorde, complètement bloquée : un flic me renvoie vers le Pont Royal mais là impossible de traverser, direction les guichets du Louvre puis la rue de Rivoli car un autre flic m'avait assuré que je pourrais l'emprunter pour aller jusqu'au Jeu de Paume. Ne jamais faire confiance à un flic... le bout de Rivoli faisait partie du trajet du Tour. J'ai plus d'un tour dans ma poche alors j'ai tenté de m'immiscer dans le peloton mais je me suis fais refoulée, motif : "vous n'avez pas le caleçon réglementaire". "Si si , monsieur l'agent, je vous jure, il est caché sous ma robe, sinon c'est pas joli" "oui mais mademoiselle, y a pas de femmes dans le Tour de France" " Pas de femmes mais c'est une honte, c'est sexiste...." Ben ça l'a laissé de marbre. Devant tant de mauvaise volonté, j'ai lâché l'affaire. Solution de la dernière chance : demi- tour, je tente le jardin des Tuileries. Ouf, cette fois c'est la bonne. Je n'ai que 3/4 d'heure de retard... Et vu ma rigidité sur la ponctualité, je vous laisse imaginer mon état de stress!

 

Alors? Et cette expo, puisque c'est le sujet de la note quand même. Je connaissais vaguement l'oeuvre de cette artiste, seulement quelques images glauques, trash ; je savais juste que le travail de cette artiste était centré sur sa propre image, maquillée, déguisée, déformée, transformée par l'ajout de prothèses.... Bon alors pour le côté trash, je ne me trompais pas : corps en décomposition, expériences sexuelles avec des barbies destroy... Mais j'ai aussi découvert des séries de photos plus marrantes comme les Bus Drivers où Cindy Sherman se déguise et reproduit les attitudes observées dans un bus. Ou une série de grands formats commandés par un magazine : cadrage centré sur le coprs recroquevillé, torturé, regards fuyants, je crois que c'est ces photos que j'ai préférées même si certaines avaient un côté très dérangeant. Et aussi, une série revisitant les must de la culture picturale occidentale. En tous cas, une démarche de recherche de l'identité très intéressante.

 

Rétrospective Cindy Sherman
Musée du Jeu de Paume
Jusqu'au 3 septembre
1 place de la Concorde
du mardi au vendredi de 12h à 19H (sympa les horaires!)
du samedi au dimanche de 10h à 19h
6€, tarif réduit 3€