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jeudi, 30 novembre 2006

Une bonne claque dans ta gueule...

Soirée au resto entre copines de longue date qui se retrouvaient toutes ensemble pour la première fois depuis un bail, 2 hommes égarés là subissent éclats de rire, rééducation du périnée, prof de sport muy caliente et papotages à donf. Le cadre est chouette, ce qu'on a dans nos assiettes pas dégueu, bref une très bonne soirée.

Arrivés sur le quai du métro du retour, un petit vieux nous demande comment faire pour aller à Paris. "Mais monsieur vous êtes à Paris, où voulez-vous aller excatement?" "Je veux aller à Paris". On se rend compte très vite qu'il y a un souci : le vieux monsieur est complètement déboussolé, incapable de se rappeler où il habite. Heureusement, il a un trousseau de clé sur lequel un numéro de portable est écrit. En fait, ce petit vieux est bien attaqué par Alzheimer et son neveu le cherche depuis quelques heures. On reste donc avec notre Gérard (entre temps on a tapé la discute, enfin on a tenté) qui sans ça prenait le métro vers la Défense alors qu'il habite à Oberkampf (qui comme chacun le sait en dans le 18è).
Ca a jeté comme un blanc et après une nuit de sommeil là dessus, je me rends compte qu'on est vraiment peu de choses, que ce vieux monsieur c'est comme s'il était mort bien que son enveloppe charnelle fonctionne encore. Paradoxalement (puisque si on finit comme ça, à quoi ça sert de se décarcasser pour faire quelques chose de bien de sa vie), ça m'a redonné conscience de la chance que j'avais d'être jeune et en bonne santé et envie d'en profiter en en ayant pleinement conscience.

 

 

Commentaires

Entre nous, j'éspère sincèrement que vous n'avez pas attendu de rencontrer un homme atteint d'Alzheimer (Ceci est un "copier/coller", honte à moi) pour avoir ce genre de révélations... On est bien peu de choses et je le savais avant de croiser l'homme qui chaque matin, déambule sans but, une bière-bon-marché à la main.

Écrit par : pixiecc | jeudi, 30 novembre 2006

Nous avons tous une sensibilité et en fonction de notre état d'esprit, de circonstances particulières... on peut être plus touché à un moment donné et en faire part quand le moment arrive. Evidemment et malheureusement, nous sommes tous confrontés au quotidien à des situations similaires, même Miss Laquiche (hein ?), et cela n'est sûrement pas une révélation, surtout quand on vit sur Paris et alentours. Le tout et le plus important, c'est de s'être occupé de ce petit monsieur. La vie continue malgré tout ...

Écrit par : ValdeBaz | jeudi, 30 novembre 2006

Eh oui, malheureusement, il y a des gens comme ça qui nous touchent. Je dis malheureusement car pour moi c'est un vrai déchirement à chaque fois que je vois une personne en détresse, un enfant perdu sur le quai du métro, un sdf qui dormira dans le froid ou qui ne mangera pas à sa fin. On n'est pas préparé contre la souffrance.

Écrit par : liloe | jeudi, 30 novembre 2006

c'est vrai que ça calme et perso ça me rend un peu triste...

Écrit par : punky b | jeudi, 30 novembre 2006

Tout ça ne donne pas envie de vieillir.
Perdre la tête ou la vue, ou l'ouïe ou l'usage de ses jambes...c'est à se demander si ça en vaut la peine.
Mon grand père perd la mémoire et ça le rend vraiment triste, et honteux. Surtout qu'il en est conscient.
Tu as raison, il faut profiter pour le moment; et essayer d'arreter de se plaindre pour des conneries.

Écrit par : trouillarde | jeudi, 30 novembre 2006

@pixiecc : non on n'a pas attendu. c'était juste un peu particulier car il a crevé une petite bulle d'insouciance dans laquelle on s'est trouvé pendant quelques heures et c'est sans doute le contraste des deux qui m'a donné envie d'en parler.
@valdebaz : c'est clair, les gens se contentaient de dire aux agents RATP qu'un vieux bonhomme errait dans le métro
@liloe : j'essaie de me blinder sinon je serais une vraie éponge à souffrances...
@punky b : on rigolait moins en rentrant...
@trouillarde : arrêter de se plaindre pour des conneries, il faudrait en faire un mantra à se répéter tous les matins!

Écrit par : la quiche | vendredi, 01 décembre 2006

Auparavant je ne pensais pas trop à la vieillesse mais depuis que je suis maman et bien les choses sont complètement différente.
J'ai le trouille de cette foutue vieillesse....
C'est là que je me rends compte que mes parents ont vielli..que ma grand-mère n'est plus celle qu'elle était et que moi je vieillirais aussi à mon tour, et je ne sais de quelle facon...et que mon chéri aussi, et que ma soeur chérie aussi et ma fille, ( ma vie) aussi, mais ca je ne le verrais sans doute pas trop .
Effcetivement à quoi bon être en vie quand le cerveau ne suit plus rien de rien.Mais malheureusement , dans notre pays, nous n'avons pas le droit de libérer l'humain de ce qui est une souffrance pour les autres...car comme chacun le sait, on ne s'en rend pas compte quand on atteint de cette foutue maladie d'azlheimer.

Écrit par : zet | mardi, 12 décembre 2006

Wow, j'apprécie votre travail, grand merci pour vos idées, et notez en premier lieu que je suis d'accord avec vous... Bref tout est dit, votre article est réellement excellent, je viens de twitter ce article (en espérant que ça vous aide) ! Votre blog me donne envie d'en mettre en ligne un également... j'espère que j'y arriverai !

Écrit par : Cave du vin | mardi, 20 avril 2010

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